Un mois de job

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Cela fait maintenant deux mois que j’ai commencé mon nouveau job. Rien de neuf à l’ouest: C’est aussi passionnant qu’un bouton d’herpès, mais ça paye pas mal. Mes collègues sont à peu prêts sympa, sauf le mange-boule. Je l’aime pas lui. Chaque fois qu’il l’ouvre j’ai l’impression d’entendre: « Bonjour, je suis le faillot carriériste du coin. Merci de m’indiquer le prochain pénis pour que je l’installe dans ma bouche ». Ce qui est vraiment pénible est qu’il essaye de me faire dire des saloperies sur le job pour aller le répéter aussi sec. C’est cousu de fil blanc donc je ne suis pas prêt de tomber dans le panneau. Et puis honnêtement, il n’apprendra pas grand chose, les seules choses que j’ai en tête sont: un épisode de l’agence tout risque, des seins et les oeufs en meurette avec une sauce au vin blanc et à l’époisse que je me suis envoyé l’autre jour. Oui le romantisme me colle à la peau.

Tout se passe correctement, mais c’est quand même bien ennuyeux. Je ne me fais pas remarquer en attendant que les choses évoluent vers plus d’admin linux. Pas de commentaires foireux sur le foot à la machine à café. Pas de remarque sur tel ou tel personne. Et surtout, pas le moindre mot de travers à propos du job. En tout cas j’essaye. Il y aurait pourtant des choses à dire.

Quoiqu’il en soit, maintenant j’en suis sur, le monde du travail est un milieu déprimant et superficiel, remplit de râleurs, de faillots et de salopards ambitieux prêts à vous pirater votre boulot ou vous mettre dans la merde à la moindre occasions. C’est aussi un milieu ou les personnes compétentes sont rares et dénigrées et ou finalement la qualité de son travail n’a que peu de valeur. Mais il y a aussi un mauvais côté.

Mon père, ce gros geek

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A Noël dernier, mon père a eu une WII. Il avait essayé le tennis rapidement et trouvé ça marrant. Ca a donc été une idée de cadeau vite trouvée. Quelques mois plus tard, disons en ce moment, c’est la folie. Son personnage a 2013 points d’expérience (sur 2000) et il joue également avec 4 autres bonhommes tous à 1900 points au moins. Inutile de préciser qu’il me colle des roustes de façon régulières. Je vous ai dis que mon père a 67 ans?

Comme il commençait à avoir fait le tour, je lui ai acheté PES au moment de sa sortie. Il était perplexe quand je lui ai montré comment ça ce jouait. Il n’arrivait pas à intégrer qu’il fallait pointer à l’écran. Son verdict à l’époque: « Ca me stress, ça vaut rien ». Evidement, comme son digne fils, il ne fait absolument jamais de ce qu’il dit et a continué à jouer. Lorsque je suis revenu ce week-end il m’a collé d’énormes branlés (également appelées « des branloutes »).

Voilà, mon père est un gros geek. Ca ne m’étonne pas car jusque là il jouait à Kick-off 2 sur mon vielle amiga. Ce qui est amusant, c’est de le voir sauter dans le salon tout en gueulant après là télé. Il a de plus un lexique très clair et éloquent. « Mais cours pourri de bâtard! », « Bordel mais quel abruti ce couillon! », « Y va pas tirer ce foutu con! » et autre « fumier de salopard! » ne sont qu’un petit échantillon. Et puis y a les éclats de rire quand il met un but. Son grand plaisir: prendre le Brésil et rectifier l’équipe de France. En fait il ne fait que ça. « Je les aime pas les français, c’est tous des chèvres ». J’en ai la larme à l’oeil tellement je suis fier.

Voilà, vous savez d’ou vient mon côté geek-râleur. Pour le côté alcoolique tendance n’importe quoi, ça vient de ma mère. C’est balèze la génétique quand même…

Zenitude

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Chez un adulte normalement constitué, le rythme cardiaque au repos se situe en moyenne à environ 65 battements par minute. Cette valeur diminue quelque peu avec l’âge, mais si vous êtes en dessous de 60, vous êtes plutôt sportif, genre coureur de fond. Si vous êtes au dessus de 70, vous êtes une brelle et Darwin aura votre peau. L’autre jour, j’ai pris ma tension à l’aide d’un appareil. La bestiole m’annonce 12/7, ce qui est normal. Mais il me donne aussi mon rythme cardiaque. Accrochez-vous à vos slips: 53 bpm au repos.

Et oui, j’ai le coeur d’un marathonien sans aucun entrainement. Je ne suis pas con, le sport je n’y touche pas: ça fatigue et ça donne chaud. Et le mieux est que je n’ai pas encore trente ans. Dans quelques années je serais peut-être proche de 40 bpm. Je ne ferai plus de différence entre Brian Eno et de la techno hardcore. Je serai comme un zombie, mais en moins mort et avec plus d’érections. Ca ne sert à rien, le pouls lent et les érections, mais je suis de toute évidence un espèce de superhero zen; un croisement entre un moine tibétain et Fonzie avec des petites couilles au houblon… Bon, ou est mon schillum?

Mon hobby: charmer les goudous

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Ce week-end, un bon pote a fêté ses 30 ans (haha bien fait!). Je vous passe les détails de la soirée et j’avance directement au moment ou je suis bourré. Je me retrouve dans une conversation de filles sur les relations amoureuses. C’est chiant. Puis l’une d’elle parle « d’une ex ». Je me redresse sur ma chaise et l’interrompt:

- Quand tu dis « une ex » … C’est genre lesbienne?
- Oui, ça te gène?
(insérer les nuls ici: “c’est le mot tarte ou c’est le mot poils qui vous gène?”)
- Ha nan pas du tout, je voulais juste être sur d’avoir bien compris.
- Ok. En plus c’est bien, tu fais pas le lourd en demandant qui fait l’homme.
- Je suis pas camionneur. Je suis plutôt du genre cérébral.
- Donc y a pas de problème.
- Pas du tout. (AU BUCHER!!!!!)

Elles continuent leur conversation pendant que j’essai de ne pas rire niaisement. Il s’avère que la miss est bisexuelle. Une mithyle* plus tard, elle décide de me chercher un peu, même si j’admet que c’est moi qui ai balancé la première vanne. Elle décide de me surnommé « blatte la chance » ou quelques chose comme ça. Je trouve ça naze, mais elle décide d’expliquer à tout le monde pourquoi.

- Mais si parce que en fait c’est comme le mec, il a une oie et il l’échange contr… blablablablabla blablablablabla blablablablablablablablablablabla blablablablablabla blablablablablablabla blabla blablablablablablablablablablablabla blablablabla blablablablablablablablablabla blablablabla… et c’est pour ça que je t’appel comme ça.
(silence et expression perplexe)
- Ouai… Mais en fait, j’ai arrêté au moment ou t’es lesbienne.

La conclusion est évidente, goudou ou pas, une femme reste une femme et ça parle toujours beaucoup trop, surtout pour ne rien dire. Le fait est qu’à ce moment, la guerre est déclarée. Entre mecs, normalement on se les mesure, mais là, j’ai pas de repère. En gros, elle veut me faire comprendre qu’elle peut me péter la gueule. De mon coté, je lui fait comprendre que même un yorkshire me pèterait la gueule et que la seule chose qui m’intéresse, c’est le Label 5 posé sur la table.

Ce qui commence par un échange de fions courtois vire à de la branchouille pour elle. Elle veut me faire danser. Elle tente de me parler, mais 3h du matin n’a jamais été une bonne heure pour parler, surtout quand je suis saturé au whisky bas de gamme. Il est clair qu’il ne faut pas réagir car c’est un piège pour mieux me la couper. Je suis un expert, on me la fait pas. Au final, il semble donc que je me sois fait brancher par une gouine. Il semble également que j’ai la libido d’un jambon beurre. Ou alors le Label 5 me flanque des bad trip phénoménaux. J’ai fini en rentrant avec une charmante copine, une idée fixe en tête: trouver mon pieux et ronfler.

* la mithyle, pour “minute éthylisée”, est une unité de mesure du temps bourré, normalisé par l’AFNOR. Une mithyle correspond à une période oscillant entre 30 secondes et 2 heures… à la louche.

Premier jour: un pot

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J’ai fait mon premier jour cette semaine. En fait, j’en ai fait deux étant donné que je suis prestataire, mais seul le second compte: chez le client. Lors de la petite visite des locaux, j’ai systématiquement entendu: « T’as bien choisi ta journée, y a un pot aujourd’hui. » J’y ai eu droit un total de 23 fois. Evidement, lorsque l’heure fatidique de la picole gratuite a sonné, j’ai clairement déprimé car il était hors de question que je boive de l’alcool et que je me transforme au boulot dès le premier jour.

Déprimé n’est pas le terme correct définissant ce que j’ai ressenti en voyant les dizaines de bouteilles de rouges et les tables remplis de charcuteries grasses et de fromages qui font fondre les gencives. J’ai pété un plomb. J’ai mangé, moindre mal, mais je n’ai pas bu une goutte d’alcool. Au moment du café, le lourd a amené les digestifs. Le lourd, c’est ce mec que tout le monde connaît. Celui qui a tout le temps une blague nulle a raconter et qui la ferme jamais. Au restaurant, on prie pour ne pas être côté de lui. Bref, le lourdingue local amène des trucs bizarres genre poire, bénédictine et autres white-spiritueux en annonçant solennellement « Le corps du christ! ». Un certains nombre avaient l’élocution difficle pendant que je me contentais d’un jus d’orange. Ca a duré deux heures. Putain de premier jour.

Pour couronner le tout, parmis les personnes que j’ai rencontré, il y avait un gars qui me connaissait: on a fait la même école. Il était dans la promotion suivant la mienne. On discute et me demande mon nom un peu géné car il ne s’en rappel plus. Je lui dis, mais il ne percute pas. Tout à coups il s’écrit « Ah mais ouai tout le monde t’appelait blatte! ». Je n’ai pas maîtrisé le « ta gueule » qui a suivi. Plus tard, à la fin de l’apéro, je l’ai recroisé. Il me dit que ça va bien se passer pour moi ici car il a commencé a dire à tout le mode que j’étais cool en racontant des histoires de notre époque estudiantine. Le mec à côté de lui me regardait avec un sourire en coin. Je ne suis pas sorti du sable… Putain de premier jour.

Faisons court…

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J’ai un job! WAAAAAHOOOOOOUUUUUUUUUU!!!!!!

Les responsables de pavupapri.net souhaitent présenter humblement leurs excuses en raison de la catastrophe survenue lors de la célébration de blatte. En effet, lorsque celui-ci s’est couvert de whisky pure malt et a pressé son corps nu sur la fenêtre du salon, il ne pouvait prévoir que les conductrices, ainsi que quelques homosexuels, passant sur le boulevard voisin arrêteraient instantanément leurs véhicules au mépris de la circulation pour former une pyramide humaine et tenter d’atteindre notre fidèle blatte au deuxième étage. Nous adressons donc nos condoléances aux familles des victimes du carambolage géant qui a eu lieu. Une pensée toute particulière va à mamie Marguerite, 83 ans et résidente de l’immeuble d’en face, qui en voyant le corps de granite de blatte a tenté de le rejoindre par un bon exceptionnel mais néanmoins insuffisant. Elle a en effet achevé sa course sur le pare-brise d’une 307 tuning violette avec jantes alliages, pneus de 20 pouces et néons verts sous le châssis, ce qui est un mal pour un bien.

Blatte a eu ses quelques mots touchants pour les victimes: « j’m’en branle, j’ai un taf », avant de retourner méditer sur la filmographie de son maître à penser, Nacho Vidal, en compagnie de sa fidèle bouteille de Jack Daniel’s.

Oh les potes…

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Les potes, c’est bien, mais il y a des fois… Hier soir, j’ai été boire mes deux litres syndicaux de bière avec un pote. Ma manière à moi de lutter contre l’ennui. Sur le chemin du retour, je me suis pris un kebab. Vous savez, celui que vous prenez parceque vous avez une fringale d’alcoolique à décorner les boeufs. Il était infâme et avait une vague odeur de pieds, mais j’étais bourré, ça avait l’air d’être le meilleur kebab du monde. Bref, je suis rentré chez moi sur le coup de une heure et j’ai sauté dans mon pieux…. heureux.

Et là, boum! Les potes sont entré en action juste quand je me suis endormi. Coup de téléphone. Un pote et deux copines, ils avait l’air beurré comme des petits lu et contrairement à moi, ils ne semblaient pas avoir fini de faire la bringue. J’ai répondu la tête enfoncée dans le polochon. Ca ressemblait à ça.

- Blatte, ça va? Chui contente de t’entendre! On te vois jamais!
- Ouai… Ouai… Mais je suis à lyon et vous à Paname.
- Tu nous as oublié! T’appelles même pas!
- Ouai, nan, mais nan, mais je dormais là.- Mais tu donnes jamais de nouvelles!
- Ben on s’est vu au nouvel an et je dormais là.- Mais tu me dis plus que je suis l’astre de tes nuits!
- Ben si, mais là je cuve et je dormais.
- On voulait juste te dire qu’on t’adore blatte!
- Souffle moi dans l’cul.
- Hein!?!!- Nan mais je dormais là…
- C’est pas grave on t’adore.

Ca a continué comme ça pendant ce qui m’a paru une éternité. Quoi qu’il en soit, c’était suffisamment long pour me flinguer l’oreille parce qu’elles braillaient dans le téléphone.

J’ai finalement pu parler au seul mec présent, paix à son âme. Il m’a expliqué qu’elles étaient hors de contrôle et qu’elles appelaient tout leur répertoire téléphonique. J’étais apparemment le numéro 17. Il m’a aussi dit qu’il fêterait ses 30 ans le mois prochain. Cool!

On ne peut même plus cuver sa vinasse tranquillement. Je me console en me disant qu’aujourd’hui j’ai fait une insolente grasse matinée alors que eux ont dû ce lever pour aller bosser. Une chose est sure, j’aurais bien aimé être avec eux.

Update: J’ai eu mon meilleur pote au téléphone. Je lui dis que ça frangine m’a appelé à une heure du mat’. il me répond: ”moi aussi, mais j’ai pas répondu”. C’est pour ça que les gens m’apprécient, je ne fréquente que des génies.

Utu

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Ca veut dire “vengeance” dans je ne sais quel dialecte afro-cubain. En tout cas, je suis convaincu que c’est la meilleur chose qui pourrait arriver à internet. Oui, je parle de haine.

Il y a quelques mois, j’etais tombé sur ce projet, malheureusement à l’abandon. En y repensant récement, je me suis dis que je pourrais bricoler quelque chose à ma façon, pour passer un peu le temps. Mais il semble que monsieur Shaw ait décidé de déterrer utu et de s’y remettre, et c’est tant mieux car sa vision est plus avancée que la mienne et il est clairement meilleur codeur que moi. J’ai hâte de pouvoir essayer un peu tout ça. “De quoi parle t’on?”, me direz vous sympathiques visiteurs velus. Nous parlons de pouvoir enfin intégrer le concept de “j’aime pas ta gueule” à internet. Fini les réseau sociaux ou la popularité artificielle et l’hypocrisie domine. Oui on ne me fera pas croire que quelqu’un peut réellement avoir 250 potes. Le seul moyen d’apprécier quelqu’un sera de lui foutre la paix. Par contre si vous avez un abrutis dans le nez, vous pourrez signifier à tout le monde que vous ne pouvez pas l’encadrer. Que ce soit quelqu’un avec qui vous avez travaillé ou un blogger naze (qui a dit just be wise?). Fini l’autosatisfaction “passkeu je fé 10000 visiteurs par jour”.

Et le scepticisme pointe… Evidement, le fait de détester quelqu’un n’est pas bon pour votre réputation. Les aigris de la vie qui haïssent le monde entier sombreront dans les limbes rapidement. De même que vous n’avez pas à vous soucier de quelqu’un qui vous assaisonne si cette personne est déjà considérée comme un boulet par un grand nombre de personnes estimées.

Rien que d’y penser, j’en verse une larme. Appliquer ça à facebook, myspace, irc et tous ces trucs infâmes rendus inutilisables à cause des cons éviterait les absurdités du genre du président de facebook. N’oubliez pas qu’on ne peut pas savoir si quelqu’un vous ment quand il vous fait un compliment. Par contre on est certain de ce qu’une personne pense lorsqu’elle vous insulte. En plus, je ne sais pas pour vous, mais j’aime bien quand on me dit que je suis un connard…

Le Kamasutra du branleur

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Numéro 1: Léchez-vous les couilles.

Je me suis bousillé au dos en tombant du canapé. Je n’ai pas lu la suite.

Education et antidépresseur

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Journée pluvieuse. Je suis à la pharmacie. Un type entre. Il a une grosse cinquantaine et un petit chien. Je n’y connais rien en clébard mais c’est le genre de cabot que j’appelle “bordel de saloperie de roquet à la con”. Il salut tout le monde et essuie ses pieds. Dans l’instant il se tourne vers son chien et dit “allé, essuie-toi les pattes”.

Immédiatement, je pense “encore un qui est complètement azimuté”, mais la bestiole s’exécute et essuie ses pattes! C’est assé indescriptible, mais il frotte plusieurs fois ses pattes les unes après les autres sur le paillasson. Ensuite, le gars prend son prozac et fou le camp. S’il arrive a lui apprendre à ne pas mettre les coudes sur la table, je dis respect.